Limbes

Entre matière lourde et pensée volatile,
l'espace d'un questionnement...
Ici, l'homme se fait vecteur, trait d'union, spectateur des forces qui le traversent,
un être pris de vertige devant l'abyme du monde.
Cartographe du chaos, il prend la mesure
d'un lieu sans repère et d'un temps sans histoire.
Un cercle devient concept, une roue pensée en marche, une projection rêve.
Les objets s'animent autour de l'homme devenu miroir
et éclairent peu à peu la caverne
du chercheur de connaissance.

Dans cette alternance de scénettes, un monde apparait, se peuple de formes.
L'homme crée autour de lui un cosmos à son image, à celle de sa pensée. Il révèle, pour ainsi dire, que la nature et tous ses êtres ne sont que « l'envers de ce qui est au dedans de nous ».
C'est cette infinie correspondance, entre le dedans et le dehors, l'intérieur et l'extérieur de soi,
qui constitue finalement la clef de voute de ce nouveau cosmos...

... et c'est le mécanisme profond des choses, de l'infiniment petit à l'infiniment grand,
éternelle mise en abîme, qui est présenté.